À corps Ouvert
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La taille unique fait polémique ! On vous en parle !

Choisir de décliner une collection en taille unique est un véritable défi. C’est un bon moyen de réduire les coûts de production et l’impact responsable d’une industrie de la mode déjà très néfaste. Néanmoins, la taille unique exclut de fait une partie importante du public. Certaines marques qui on fait le choix de ce positionnement sont accusées d’être la cause des complexes morphologiques des jeunes générations. Alors la taille unique est-elle vu comme une bonne idée d’inclusivité ou un prétexte économique ?

L’essor de la taille unique date de 2017, quand la marque Darjeeling sort son modèle de culotte Soft Stretch, adaptable du 36 au 44 qui vise à éviter les complexes chez les femmes, aujourd’hui la marque à développer toute une collection autour de ce concept. Depuis le phénomène de la taille unique s’agrandit car Etam vient de lancer une nouvelle ligne de maillots de bain ultra extensibles censés pouvoir s’adapter à toutes les morphologies, comme le revendique la marque : « Le maillot taille unique pour tous les summer bodies ».

La marque Darjeeling se montre soucieuse du bien-être de ses consommatrices. Le choix de la coupe unique s’inscrit dans les mutations actuelles du monde de la mode : humaniste, éthique et responsable.

Pour Etam, le choix à été de choisir une matière composée à 97% de polyamide recyclé, une maille gaufrée comme pleins de smocks pouvant rester plissés ou s’étendre énormément compose ces maillots de bain baptisés One Size.

Malheureusement ces maillots de bain Etam One Size ont beau s’annoncer taille unique et se vouloir inclusif, ils s’étendront difficilement au-delà d’une taille 44 et du bonnet E.

En revanche l’idée reste tous de même ingénieuse, notamment pour les personnes sujettes aux changements de poids réguliers, au gonflement de ventre, mais aussi et surtout pour les femmes enceintes par exemple. En revanche pour des fortes poitrines ou des grandes tailles, mieux vaut se tourner vers des maillots de bain dédiés.

En effet, la taille unique représente aussi une économie de matière première et peut-être vu comme « écologique ». Elle permet de répondre et de s’opposer aux excès de la fast fashion et de la mode jetable qui sont néfastes pour la planète. L’idée, c’est d’éviter les habits jetés en grandes quantités à cause d’une mauvaise coupe ou d’un ajustement peu gracieux.

Brandy Melville et Don’t Ask Why sont également deux marques pionnières de la taille unique. Très en vogue aux États-Unis et ultra-actives sur les réseaux sociaux, elles ont conquis un très large public adolescent. Or, leur positionnement one size for all est sujet à quelques polémiques…

La taille unique fait polémique ! Pourquoi ?

Par exemple, la largeur des vêtements commercialisés par Brandy Melville correspond en réalité à un 36/38, ce qui exclut une très large majorité du public féminin. Le risque, c’est d’augmenter les complexes liés au poids et à la morphologie, d’autant plus que ces marques ont un public jeune. Dans les faits, le nombre d’appels aux boycotts de la marque Brandy Melville a explosé sur les réseaux sociaux. La tendance que l’enseigne a souhaité lancer a été jugée excluante par un grand nombre de consommatrices.

Le danger d’uniformisation des physiques, qui est en réalité impossible, est grand. Les jeunes femmes concernées par la publicité de ces marques pourraient se considérer comme en surpoids si les habits proposés ne proposent pas leur tailles. Il est important que les communicants des enseignes de mode soient sensibilisés à ces questions d’éthique et de responsabilité, afin d’orienter leur message, auprès des publics concernés.

Alors, vous en pensez quoi de la taille unique ? Avez-vous déjà été face à des modèles de vêtements qui vous avaient tapé dans l’oeil mais qui vous a directement déçu en voyant la fameuse étiquette TU ?

Découvrez également le tout nouveau concept d’Adidas avec la sortie de ses 43 brassières adaptés à toutes les morphologies écrit par Luna !

Justine

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